February 15, 2010
ALLOCUTION PRONONCEE PAR CLAUDE RIBBE AU SENAT LORS DE L’ENTREE AU PANTHEON D’ALEXANDRE DUMAS (30 novembre 2002) Par Claude Ribbe

www.claude-ribbe.com

Allocution prononcée par Claude Ribbe au Sénat lors de l’entrée d’Alexandre Dumas au Panthéon (30 novembre 2002)

Sénat, samedi 30 novembre 2002, 15 heures.

Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Ministre, Messieurs les Présidents, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Mesdames, Messieurs,

Que dirait notre Alexandre Dumas de ces fastes républicains brusquement déployés autour de sa dépouille ? Nul ne le sait. Mais ce qui est sûr, c’est que s’il tenait la plume aujourd’hui, on ne se contenterait pas de dire qu’il est un écrivain. On jugerait utile, pour mieux le qualifier, d’ajouter qu’il est un écrivain « de couleur ». Ce serait un romancier « noir », un auteur « antillais ». On parlerait de sa « créolité », de son « africanité », de sa « négritude », de son « sang noir ». Bref, il aurait quelque chose de différent, de particulier, que sa couleur de peau désignerait et dont il n’aurait jamais la liberté de se défaire. En cette France du XXIe siècle, y aurait-il donc encore des gens pour croire à la « race », à la « pureté du sang » ?

Faut-il attendre de tomber en poussière pour ne plus subir le regard des autres ? Faut-il attendre les honneurs posthumes pour ne plus être insulté ? Insulté, Dumas le fut, de la naissance à la mort. Il essuya, avec la dignité propre aux êtres d’exception, les plus sottes offenses. Et la plus douloureuse de ces offenses fut sans doute l’injustice faite à son père, le général républicain Alexandre Dumas, premier du nom. Dès lors, l’hommage éclatant de ce soir doit-il être aussi l’occasion de saluer solennellement la mémoire de ce très grand Français.

Car les Alexandre Dumas sont trois et le premier d’entre eux, père de l’écrivain, n’était en naissant qu’un esclave dans la partie française de l’île de Saint-Domingue, aujourd’hui république d’Haïti. Il ne s’appelait pas encore Alexandre Dumas. Il n’avait qu’un prénom - Thomas-Alexandre - et pas de nom de famille car les esclaves n’avaient pas le droit d’en porter. Un esclave : deux cent quarante ans après, avons-nous bien idée de ce que cela veut dire ? Des civilisations bafouées, un continent décimé, la déportation, la cale de ces bateaux bien français qu’on armait dans les ports et pas seulement de Nantes ni de Bordeaux. Le fouet, le viol, l’humiliation, la torture, les mutilations, la mort. Et après la mort, l’oubli.

Le roi Louis XIV, en instaurant en 1685 le Code noir, avait juridiquement assimilé les esclaves africains déportés dans les colonies françaises à des biens meubles. Et ce Code noir, ne l’oublions pas, excluait aussi les Juifs et les Protestants de ces mêmes colonies françaises. Dans l’article 13, le roi voulait que « si le père est libre et la mère esclave, les enfants soient esclaves pareillement ». Le père de Thomas-Alexandre était Européen - donc libre - mais la mère était esclave africaine et le Code Noir s’appliquait à cet enfant comme à des centaines de milliers d’autres jeunes captifs. En 1775, son père, pour payer un billet de retour dans le bateau qui le ramènerait en Normandie, le mit d’ailleurs en gage, comme on dépose un objet au mont-de-piété. Un an plus tard, le jeune esclave passait en France à son tour mais lorsque son pied toucha le quai du Havre, il n’en fut pas affranchi pour autant. Un principe admirable affirmait pourtant que la terre de France ne porte point d’esclave. Mais il y avait été dérogé par plusieurs textes, qui, tout au long du XVIIIe siècle, avaient rendu de plus en plus difficile la venue et le séjour en France des esclaves antillais et, plus généralement, des hommes et des femmes de couleur. Ainsi, dissimulé sous une fausse identité, le père d’Alexandre Dumas, n’était qu’un « sans-papiers ».

Bravant ces difficultés, en s’engageant pour huit ans, en qualité de simple cavalier, dans le régiment des Dragons de la reine, il prit un nom de guerre : Alexandre Dumas. On a souvent dit que c’était celui de sa mère. Mais, étant esclave, elle n’avait pas de patronyme et les actes qui la désignent ne parlent d’ailleurs que de son prénom : Césette. Il pourrait bien s’agir alors de son nom africain et ce serait bien honorable pour ce jeune homme d’avoir ainsi rendu hommage à sa mère restée là-bas en servitude.

Aux Dragons de la reine, Alexandre Dumas rencontra trois camarades. L’un d’entre eux venait de Gascogne. Les quatre cavaliers restèrent liés par une amitié fidèle et combattirent ensemble pendant les guerres de la Révolution.

En 1789, la Déclaration des Droits de l’Homme, contrairement à ce que l’on croit souvent, n’était pas encore universelle. Elle ne concernait que les Européens. Il fallut attendre trois ans pour que des droits soient reconnus aux hommes de couleur libres. Cinq ans pour que l’esclavage soit aboli, en principe, et encore sous la pression d’une révolte qu’on ne pouvait contenir.

Alexandre Dumas, après s’être battu avec rage, dès le printemps de 1792, contre l’envahisseur, participa avec son ami Joseph de Bologne (dit chevalier de Saint-George) également né esclave, à la création d’un corps composé d’Antillais et d’Africains : la Légion des Américains. Eux aussi furent des soldats de l’An II. Alexandre Dumas, en moins d’un an, fut le premier homme de couleur à devenir général de division de l’armée française. Accompagné des trois amis qu’il avait rencontrés aux Dragons de la reine, il prit bientôt le commandement de l’armée des Alpes et, bravant la peur, la neige et le froid, emporta les postes inexpugnables du Petit-Saint-Bernard et du Mont-Cenis. Lorsqu’éclata l’insurrection royaliste de 1795, c’est Dumas qu’on appela pour sauver la République. Mais l’essieu de la voiture du général cassa deux fois. On attendait Dumas : ce fut Bonaparte. Celui-là n’était rien encore. Il passait juste par là et il mitrailla les factieux. Dumas le rejoignit et combattit à ses côtés. Ils sauvèrent la République. Mais pour combien de temps ? Ils chevauchèrent jusqu’en Italie. Ils galopèrent jusqu’en Autriche. Sur le pont de Brixen, seul sur sa monture, Dumas pouvait arrêter une armée entière. Jusqu’à Alexandrie, jusqu’aux Pyramides, il se battit encore pour la France.

Mais le général Dumas a d’autres titres de gloire : il protesta contre la Terreur, il protégea les prisonniers de guerre, il refusa de participer aux massacres, aux pillages, aux viols et aux tortures perpétrés contre les civils de Vendée, il finit par quitter l’armée d’Egypte, pensant que la République française n’avait pas besoin de ce genre de conquête.

Sur le chemin du retour, le général Dumas fut capturé et passa deux ans dans les geôles du roi de Naples où il subit des sévices qui lui laissèrent dans le corps et dans l’âme des séquelles ineffaçables.

A son retour en France, c’est un fils que lui donna son épouse. Il l’avait connue à Villers-Cotterêts, en 1789. Leur histoire d’amour commença dans la cour du château où, deux cent cinquante ans plus tôt, un grand roi, d’un coup de plume, avait donné son essor à cette belle langue que l’écrivain Alexandre Dumas honorerait mieux que quiconque.

Lorsque l’enfant de 1802 parut, le général était là. D’habitude, Marie-Louise Dumas accouchait seule. La République ne leur avait pas laissé beaucoup de temps pour vivre ensemble. Leur fils était libre, malgré sa couleur de peau. Cette année 1802, qui le vit naître, ne fait pas honneur à la France. Le 20 mai, Napoléon Bonaparte rétablissait l’esclavage. Dans nos livres d’histoire, à l’écran, à la scène, on n’en parle pas volontiers. Il est un peu facile de dire qu’une femme-Joséphine-devrait seule porter la responsabilité de cette décision ignoble qui, aujourd’hui, aux termes d’une loi votée naguère en ces murs, constitue un crime contre l’Humanité. Le 28 mai 1802, à la Guadeloupe, le commandant Louis Delgrès et ses compagnons, pensant avec raison qu’on ne les laisserait pas vivre libres préférèrent mourir. Le lendemain, 29 mai 1802, Napoléon Bonaparte excluait de l’armée française les officiers de couleur, comme en d’autres temps on s’en prendrait aux officiers juifs. Cette mesure d’épuration raciale fut appliquée jusqu’aux élèves de l’Ecole polytechnique. Elle frappa douze généraux dont Toussaint Louverture et Alexandre Dumas. Le 2 juillet 1802, les frontières de la France se fermèrent aux hommes et aux femmes de couleur, même libres. L’année suivante, le 8 janvier 1803, quelques semaines avant que le général Toussaint Louverture n’expire, privé de soins, dans la citadelle la plus glaciale de France, les mariages furent proscrits entre fiancés dont la couleur de peau était différente. C’est sur ce terreau écoeurant que purent s’épanouir les théories françaises des Vacher de Lapouge et autres Gobineau qui furent, au siècle suivant, les inspirateurs de la barbarie nazie.

Bonaparte s’acharna, allant jusqu’à refuser de payer au général Dumas un arriéré de solde qu’il lui devait pourtant. Le héros, trop sensible, mourut de chagrin en 1806. Sa veuve, sans ressources, qualifiée de «femme de couleur» pour avoir épousé un ancien esclave, n’eut droit à aucune pension. Le jeune orphelin n’alla pas au lycée. Le général Dumas ne fut jamais décoré, même à titre posthume. Les généraux de couleur n’avaient pas droit à la Légion d’honneur.

Aujourd’hui, d’aucuns ont du mal à accepter que l’histoire d’un brave à la peau plus sombre que la leur ait pu inspirer l’écrivain français le plus lu dans le monde. Leurs préjugés les empêchent tout-à-fait d’imaginer un d’Artagnan noir.

Alors faut-il s’étonner si la statue du général Dumas, abattue par les nazis en 1943, n’est toujours pas remise à sa place ? Faut-il s’étonner si notre langue magnifique est souillée encore par ces mots qu’inventèrent les négriers ? Le mot de mulâtre par exemple, qui désigne à l’origine le mulet, une bête de somme hybride et stérile. Sans doute pour dire que les enfants de ceux dont les épidermes ne sont pas assortis feraient offense à la nature.

Mais à présent, n’est- ce pas le moment d’un coup de théâtre ? L’heure n’est-elle pas venue de jeter bas les masques ? L’heure de dire la vérité à qui voudra bien l’entendre. Quelle vérité ? Eh bien, tout simplement, que les Dumas étaient originaires d’Afrique et que la France en est fière.

Mais si nous disons cela, chaque fois qu’un étranger frappera à notre porte, ne faudra-t-il pas se demander quand même, avant de la lui claquer au nez, si ce n’est pas le héros que la République appellera peut-être bientôt à son secours, s’il ne sera pas un jour le père d’un génie de l’Humanité ? L’Humanité : une, indivisible et fraternelle comme cette République que le général Alexandre Dumas aimait tant.

Au moment où sort en France un film ouvertement négrophobe qui occulte le général Alexandre Dumas, né esclave en Haïti et qui cherche à salir son fils, l’écrivain franco-haïtien le plus lu dans le monde, au moment où Nicolas Sarkozy va être le premier chef d’Etat  français à fouler le sol haïtien, mettons la pression maximale ! Le président de la République française, grand maître de la Légion d’honneur, doit maintenant rendre justice au général franco-haïtien Alexandre Dumas en lui accordant ce qu’il demande en vain depuis 1802 : la Légion d’honneur que Gérard Depardieu, lui qui “se fout d’être français”, a obtenue depuis longtemps.. C’est purement symbolique, mais, vu les circonstances, c’est fondamental. Si vous recevez ce mail, faites le circulez partout autour de vous. Allez signer maintenenant si vous ne l’avez déjà fait ! Appelez vos amis, les membres de vos réseaux à aller signer en masse la pétition pour que le général Dumas, au moment où l’on crache sur son fils, soit enfin honoré par un pays qui bascule vers le racisme le plus abject. Vengeance pour les Dumas !

Signez la pétition : La légion d’honneur pour le Général Alexandre Dumas

Claude Ribbe est écrivain, réalisateur et éditeur. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Le Diable noir (Alphée).

February 12, 2010
"Saint Valentin: Ndolo, ndolo, toujours le ndolo! Il faut aussi penser au ndolé… Le ventre et le bas ventre, le compte est réglé… Paul&Mick"

February 10, 2010

36716000: C’est le nombre de palétuviers que l’ONG Océanum plantera dans le cadre de sa campagne de reboisement pour lutter contre la disparition de la mangrove le long des côtes sénégalaises en Casamance et au Siné Saloum.

On aime! C’est si beau une forêt de mangrove!

Paul&Mick

February 8, 2010
Les ressources naturelles du sud entretiennent les loisirs du nord… ;-)

Les ressources naturelles du sud entretiennent les loisirs du nord… ;-)

Corruption? Non, droit de préemption…

2010-02-08 12:30:26 | AFP

Pétrole ougandais: le canadien Heritage Oil va céder ses actifs au britannique Tullow

La compagnie pétrolière canadienne Heritage Oil a annoncé lundi qu’elle allait céder sa participation de 50% dans deux blocs pétroliers en Ouganda au groupe britannique Tullow, après que le groupe italien Eni ait renoncé formellement à l’acquérir.

“Heritage annonce qu’Eni a mis fin à l’accord de rachat conclu le 18 décembre (… ) avec effet immédiat”, a annoncé la compagnie pétrolière canadienne dans un communiqué diffusé à Londres.

Cette décision d’Eni “fait suite à l’exercice par Tullow de son droit de préemption”, a précisé Heritage.

Le renoncement d’Eni “devrait accélérer l’execution de l’accord de cession conlu entre Heritage et Tullow le 26 janvier”, a ajouté Heritage, qui dit attendre le feu vert “imminent” du gouvernement ougandais à cette transaction.

La cession à Tullow, déjà propriétaire des 50% restant dans les deux blocs en question, devrait être achevée au cours du trimestre. Elle se fera pour la même somme qu’avait proposé Eni, soit 1,5 milliard de dollars maximum.

Les deux blocs en question, baptisés 1 et 3A, sont situés dans le bassin du lac Albert et contiennent des ressources de plus d’un milliard de barils équivalent pétrole.

Tullow Oil et Heritage ont investi plus de 700 millions de dollars dans le bassin concerné en six ans, creusant 27 puits pour un résultat de 700 millions de barils prouvés, et potentiellement de 1,5 milliard d’autres.

Heritage s’était entendue en décembre avec Eni pour lui céder sa participation dans ces gisements, pour jusqu’à 1,5 milliard de dollars.

Eni avait promis au gouvernement ougandais de réaliser des investissements colossaux pour développer ces champs.

Mais Tullow avait demandé le mois dernier à exercer son droit de préemption, donnant ainsi au gouvernement ougandais, qui dispose d’un droit de regard sur la transaction, le choix entre son offre ou celle du groupe italien.

Le gouvernement, qui avait appuyé au départ le rachat par Eni, paraît depuis s’être laissé convaincre par Tullow, ce qui semble avoir poussé Eni à renoncer.

Tullow avait indiqué fin janvier qu’il souhaitait partager l’exploitation des gisements ougandais soit avec la compagnie pétrolière chinoise Cnooc, soit avec le français Total.

Des canadiens, des britanniques, des italiens, des français et des chinois…

Et pour recevoir les backchiches, l’Ouganda incapable de profiter de cet argent pour faire avancer l’économie de son pays… Voir même provisionner de l’argent pour investir dans ces gisements qui lui échappent… Que nenni, l’Ouganda préfère mobiliser ses forces dans les lois anti-gay… sick! Paul&Mick

afrosapiens:

La mémoire en lambeaux (Hatian girl par David Choe)
“…Un travail «titanesque» sera à entreprendre d’ici les prochains jours pour tenter de préserver le patrimoine historique, culturel et architectural d’Haïti, fortement touché par le tremblement de terre du 12 janvier…Pour y parvenir, une équipe d’étudiants et de professionnels rattachés à la maîtrise en patrimoine de l’Université d’État d’Haïti … travaillent actuellement à dresser un inventaire des bâtiments qui peuvent être restaurés. Ils font aussi tout en leur pouvoir pour mettre à l’abri des intempéries et des pilleurs les documents d’archives, les livres et les collections d’oeuvres d’art…Ce faisant, il importe de préserver les traces de ce passé afin que soit conservé le sentiment d’appartenance des Haïtiens à leur culture, «pour qu’ils aient foi en l’avenir»,…Selon les dernières informations … la ville de Jacmel, qui englobe un centre historique important, serait détruite à 50 %, alors que Port-au-Prince, la capitale, serait endommagée à 70 %. Les bibliothèques, les archives et les musées font partie du lot…” via canoe.ca

afrosapiens:

La mémoire en lambeaux (Hatian girl par David Choe)

“…Un travail «titanesque» sera à entreprendre d’ici les prochains jours pour tenter de préserver le patrimoine historique, culturel et architectural d’Haïti, fortement touché par le tremblement de terre du 12 janvier…Pour y parvenir, une équipe d’étudiants et de professionnels rattachés à la maîtrise en patrimoine de l’Université d’État d’Haïti … travaillent actuellement à dresser un inventaire des bâtiments qui peuvent être restaurés. Ils font aussi tout en leur pouvoir pour mettre à l’abri des intempéries et des pilleurs les documents d’archives, les livres et les collections d’oeuvres d’art…Ce faisant, il importe de préserver les traces de ce passé afin que soit conservé le sentiment d’appartenance des Haïtiens à leur culture, «pour qu’ils aient foi en l’avenir»,…Selon les dernières informations … la ville de Jacmel, qui englobe un centre historique important, serait détruite à 50 %, alors que Port-au-Prince, la capitale, serait endommagée à 70 %. Les bibliothèques, les archives et les musées font partie du lot…” via canoe.ca

February 7, 2010
Afrique et à fric… (semaine 6)

Lundi, on nous informait que Niclownas S. devait décréter l’obésité « grande cause nationale » d’ici la fin février et annoncer plusieurs mesures phares retenues parmi un plan idéal de 19 actions proposées par des médecins, des nutritionnistes et des scientifiques.  Pendant ce temps, le président malawite, Bingu wa Mutharika,  nouvellement élu à la succession de Mouamar Kadhafi pour présider l’Union Africaine fait de la sécurité alimentaire une priorité. « Plus aucun enfant ne devra dormir la faim au ventre et plus aucun enfant africain ne devra mourir de faim » a-t-il déclaré.

Mardi, Le PS, plus soudé que jamais, investissait la Maire de Montpellier pour conduire une liste officielle contre celle Georges Frêche et sa tête très catholique… L’incontrolable monsieur menaçait de traîner Aubry en justice. Dans le même temps, la justice Togolaise excluait Koffi Yamgnane de la course présidentielle puisqu’il serait né deux fois et celle de Cote d’Ivoire concluait à des « fraudes manifestes » de la Commission Electorale Indépendante. Laurent « Azazel » Gbagbo réclamant quant à lui la démission du chef de la CEI Robert Beugré Mambé

Mercredi, « Le baiser de la lune » , un court film d’animation racontant une histoire d’amour entre Félix le poisson chat et Léon le poisson lune, fait polémique. Ce dessin animé, présenté sous la forme d’un conte de fées devait selon son réalisateur, Sébastien Watel, « donner une vision moins stéréotypée des relations amoureuses ». Politiquement incorrecte? Un jour plus tard, Barack Obama qualifiait d’odieux un projet de loi contre les homosexuels en Ouganda.

Jeudi, l’UMP piétinait une fois de plus Villepin qu’Action discrète avait accroché à la façade du 55, rue de la Boétie. La veille, le président sud-africain Jacob Zuma frolait l’humiliation suite à la révélation de son 20ème et illégitime enfant.

Vendredi, un sondage CSA déclarait DSK vainqueur lors d’un éventuel deuxième tour aux élections présidentielles de 2012 contre Niclownas S. Au togo, pas besoin d’un sondage pour déclarer la réélection de l’homme Faure du Togo.

Samedi, l’Est des USA se préparait à une « snowpocalypse » ou même un « snowmageddon »… Quelle catastrophe! La veille du Super Bowl. Pendant ce temps en Haiti…

Dimanche, 90 migrants installés dans un hangar de Calais par une association passent la nuit sous surveillance policière. Pendant ce temps, 10 personnes mourraient et 30 disparaissaient dans le golfe d’Aden après une avarie technique du bateau qui les transportaient clandestinement de Somalie au Yémen.

Des news Afrique aux news à fric, il n’y a qu’un pas!..

Paul&Mick

February 6, 2010
Gbagbo, un Rolling Stone? Jamais!..

Parodie d’élection toujours! Après ces présidents élus avec des scores dépassant l’entendement, voici celui qui fut élu une fois pour le prix de deux (mandats)… Non, ce n’est pas une fiction…

Depuis Octobre 2005, date de la fin du mandat de Laurent Gbagbo, président de la Cote d’Ivoire, il est impossible d’organiser les nouvelles élections présidentielles. Cette fois-ci, au pretexte de la remise en cause du fichier électoral par le camp présidentiel pour cause de “Tripatouillage” par Robert Beugré Mambé, patron la commission électorale indépendante ( NDLR: Robert Beugré Mambé est aussi un membre de l’opposition), Le Président “2-en-1” réclame un 7ème report.

Comme l’auraient dit le feu Cirage et les Maxtones, “On attend l’enfant, l’enfant ne vient pas”…  Cependant, entre les magistrats en grêve, les recenseurs impayés, les affaires de tripatouillages et les membres de la CEI qui devraient s’abstenir de prendre part aux opérations de règlement des contentieux, l’enfant ne risque pas d’arriver…

Au “Rolling Stones” de Gbagbo d’entonner le fameux “Time is on my side” repris par Azazel et ses témoins dans le film “Le témoin du mal”.

Dans le scenario de Nicholas Kazan, John Hobbes n’était pas parvenu à mettre fin au règne de Azazel. Mais tout cela n’était que fiction… ou pas. Parviendra-t-on à stopper Gbagbo dans sa quète d’un second mandat “Njoh” (gratuit).

“A rolling stone gathers no moss” (Une pierre qui roule n’amasse pas mousse)*

Laurent Gbagbo illustre parfaitement le proverbe…

Paul&Mick

*Ce n’est pas en changeant souvent de métier ou de pays que l’on parvient à s’enrichir…

"A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire. Mais que nous tendrons la main si vous voulez desserrer votre poing"

— Barack Obama

February 5, 2010
afrosapiens:

Touche pas à mon (des)pote*
“…vers 6 h du matin, un de mes hommes a entendu claquer la port d’une voiture, je me suis approché, c’était Olympio il essayait de se coucher entre le coussin et le plancher, je l’ai fait sortir de là et je lui ai dit de marcher devant, il a fait qq mètres jusqu’au portail de l’ambassade d’Amérique et là il a refusé d’avancer, il s’est mis à m’injurié, il criait très fort…le jour se levait et les gens commencçaient d’arriver, ça pouvait faire un incident alors j’ai tiré…” Gnassingbé Eyadéma parlant de l’assassinat de Sylvanus Olympio
“…Avec lui disparaît un ami de la France qui était pour moi un ami personnel…” - Jacques Chirac rendant un hommage posthume à Gnassimbgé Eyadema

afrosapiens:

Touche pas à mon (des)pote*

“…vers 6 h du matin, un de mes hommes a entendu claquer la port d’une voiture, je me suis approché, c’était Olympio il essayait de se coucher entre le coussin et le plancher, je l’ai fait sortir de là et je lui ai dit de marcher devant, il a fait qq mètres jusqu’au portail de l’ambassade d’Amérique et là il a refusé d’avancer, il s’est mis à m’injurié, il criait très fort…le jour se levait et les gens commencçaient d’arriver, ça pouvait faire un incident alors j’ai tiré…” Gnassingbé Eyadéma parlant de l’assassinat de Sylvanus Olympio

“…Avec lui disparaît un ami de la France qui était pour moi un ami personnel…” - Jacques Chirac rendant un hommage posthume à Gnassimbgé Eyadema

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